La possession d'un fichier informatique
Il n'est pas rare que les associatins sportives possèdent des listes informatisées
de leurs adhérents, ainsi que divers renseignements les concernant comme
leur âge, leur adresse, etc.
La possession d'un tel fichier comportant des informations nominatives
sur certaines catégories de personnes doit légalement faire l'objet d'une
déclaration, préalablement à la mise en oeuvre du traitement, auprès de
la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés. En effet, cette
déclaration est imposée par la loi du 6 janvier 1978 dite "loi informatique
et libertés".
Certaines informations ne peuvent être collectées et faire l'objet d'un
traitement automatisé. L'association sportive ne pourra recueillir et stocker
des informations relatives aux infractions pénales, aux condamnations, aux
origines raciales, aux opinions politiques, etc. Par contre, pourront faire
l'objet, légalement, d'un traitement automatisé, les informations relatives
à l'identité des personnes, leur situation professionnelle. Plusieurs principes
sont à respecter, notamment l'association doit informer l'adhérent qu'elle
détient certaines informations et qu'il a un droit d'accès à celles-ci.
La brochure procurée par la CNIL est assez complète et énumère les différentes
règles à respecter.
Un formulaire de déclaration peut être retiré au siège de la CNIL ou auprès
des chambres de commerce et d'industrie, ou encore auprès des syndicats
professionnels.
Ce formulaire doit être établi en trois exemplaires et adressé par lettre
recommandée avec avis de réception à la CNIL. Le traitement pourra être
mis en oeuvre après la réception du récépissé.
Pour certains traitements courants, la CNIL a élaboré des normes simplifiées
de déclaration, comportant les règles et principes à respecter afin de ne
pas porter atteinte à la vie privée des personnes fichées. Les fichiers
relatifs aux adhérents d'une association sont concernés par ces normes simplifiées.
L'association n'a alors qu'à vérifier la conformité de son traitement avec
la norme en question. Elle déposera ensuite le formulaire simplifié, la
CNIL lui remettra un récépissé sans délai et le traitement pourra alors
être immédiatement mis en oeuvre.
La déclaration ne dégage pas totalement l'association de sa responsabilité,
il ne s'agit pas d'un certificat de licéité du traitement.
Précisons que le non-respect de cette obligation de déclaration est passible
de sanctions pénales.