Les organismes disciplinaires de première instance
Par organismes disciplinaires, il faut entendre les titulaires
du pouvoir disciplinaire, ceux qui ont le droit de sanctionner.
Ce pouvoir existe à trois niveaux d'un point de vue géographique:
- Au niveau départemental par les bureaux des Comités départementaux
(ou leurs commissions de discipline).
- Au niveau régional par les bureaux des Ligues Régionales
(ou leurs commissions de discipline).
- Au niveau nationale par les différentes Commissions Fédérales
et par la Commission Juridique et de Discipline de la LNB.
Les bureaux des Comités départementaux et des Ligues
Régionales sont compétents pour connaître de la plupart des litiges
nés dans le cadre exclusif des activités dont ils ont en charge l'organisation.
La Loi du 16 juillet 1984 modifiée admet que les Fédérations délèguent leur
pouvoir disciplinaire à des organismes internes dans la limite de la compétence
territoriale de ces derniers. Ces bureaux peuvent depuis 95/96, en application
de larticle 603 des règlements généraux, déléguer eux-mêmes leur pouvoir
disciplinaire à des commissions.
Au niveau nationale, les Commissions Fédérales possédant
un pouvoir disciplinaire ne bénéficient pas d'une délégation de pouvoir
disciplinaire en fonction d'une compétence territoriale, mais en fonction
d'un domaine de compétence techniquement particulier. Il s'agit :
- De la Commission Fédérale Juridique (CFJ), section
discipline, qui est compétente pour connaître des infractions commises dans
le cadre des activités régies directement par la FFBB, ainsi que des infractions
commises dans l'exercice de leur fonction par les membres du comité directeur
de la Fédération et/ou des organismes fédéraux. De même, les affaires qui
sont, en principe du ressort des organismes décentralisés, mais qui peuvent
engendrer une suspension supérieure à un an, sont de la compétence de la
CFJ.
- De la Commission Fédérale Sportive (CFS),
afin de prononcer certaines pénalités sportives (match à rejouer, perte
de points au classement, etc...)
- De la Commission Fédérale des Arbitres, Marqueurs,
Chronométreurs (CFAMC), uniquement pour sanctionner un arbitre, marqueur,
chronométreur en tant que tel et à ce titre (uniquement des infractions
ou fautes commises dans le cadre de l'exercice de leur mission).
- De la Commission Fédérale Technique, afin de sanctionner
tout manquement au statut de lentraîneur.
- De la Commission de Contrôle de Gestion, pour
prononcer une sanction " lorsquun groupement sportif enfreint
la règlementation fédérale concernant ses obligations comptables, de gestion,
dhomologation des contrats, de rémunération des sportifs... "
(art. 342 des règlements généraux).
A partir de l'année sportive 1995/96, les commissions de
discipline des comités départementaux et des ligues régionales pourront
être également des organismes disciplinaires de première instance, sous
réserve que le bureau ait régulièrement délégué ce pouvoir (cf. D4).
Tous ces organismes, lorsqu'ils useront de leur pouvoir disciplinaire,
auront le devoir de se soumettre au respect de la procédure disciplinaire.